Jeanne 1921/2009.

nostalghia2

Je suis parti te voir ce matin. J’ai escaladé le noyer et c’était coton. Six ans, ça en fait de la branche fraiche. La fenêtre venait pas facile non plus. Il m’a fallut la bucher pour que j’y passe la tête et le reste.

L’odeur était là, douce…
Le silence aussi. Beaucoup. Jusqu’aux yeux.

J’ai attendu le soir assis sur le lit. Pour voir le dardant papouiller les feuilles du noyer. Avec les mésanges, les merles, les pinsons, les bouvreuils, les rougequeues, les bergeronnettes. Mais surtout le merle qui parlait beaucoup.

J’y ai mis du sel à mes joues avant d’arriver à le dire… Il te parlait. Tu es libre. Va en paix.

 

ZK


Laisser un commentaire