Nosthalghia

Le jour où je foulerai le grand tapis bleu je voudrais te proposer une divine muflée Andrei Tarkovski. Je dis ça mais j‘extrapole. Je ne sais pas si tu étais du genre à te la coller avec le premier venu. Du coup, je bafouillerai surement deux révérences pour me poser et puis j’irai déglutir l’admiration que je n’ai pas facile au pied de la première lampée, la mondaine qui donne des ailes aux batraciens de mon espèce.
J’attendrai. Je scruterai en disciple de dernier rang les signes de tes abandons, les postillons, les premières étoiles avant l’illumination. Cette chevance là on n’y vient pas comme ca. Pas sans y abandonner des certitudes. Toi, l’ascète, tu les as lâché où ? Laisse-moi te resservir et puis dis moi où as-tu laissé reverdir autant de Pallas ? Et les patiences ? Faudrait que t’y ai cru à la rédemption, ou tout du moins à la vertu du pistolet et de la poudre.

Gospodine, je t’admire parce que je tu as effleuré la barbe du Divin, sur un autre Sinaï, et tu n’as pas cherché à t’y agripper. Est-ce parce que la fureur du prophète est soluble au contact du premier absurde? J’y pose trop de question à cette première (muflée), je sais ; прощение.

ZK


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