Le nid.

On s’en rend vite compte, ou p’tètre trop tard, je sais pas, en tout cas ou s’en rend compte tôt ou tard qu’on y a laissé des plumes dans le nid virginal. Ces mêmes volantes incapables de nous faire dégringoler plus bas qu’au tronc de l’arbrisseau familial, elles puent jusqu’au ciel. Ces moignons enguirlandés qui ne semblaient bons qu’à balayer l’air et signaler une faim pressante ils marchaient fissa. Le moindre vrombissement et tout rentrait dans l’ordre, tout était englouti et oublié. Aucun remords. Les insectes, les odeurs, le printemps, les émois. On y prenait gout à s’te reflex et à la barbaque. On claquait du jabot de plus belle, et virilement la confiance les envoyait au diable les plumes de lait. Vite fait. Voilà ce qui arrivait. On s’en allait gouter à la griserie du tapis bleu, parce que les nouvelles plumes elles sont taillées pour ça, la chevance, caresser les cimes, dévaler l’oubli et branler l’ivresse. Seulement voilà, l’odeur des premières frétillantes c’est tenace.
On les retrouve dans l’oreiller, au détour d’un rêve mal fini en kodachrome. Le même fumier désaturé qui vient chatouiller les vibrisses là au coin d’la rue. Et après on se retrouve bien con à battre du sabot en scrutant les étoiles.

ZK

Exposition ART3F

art3f

Un grand merci à l’équipe Sodico pour l’invitation à exposer au salon ART3F. Le mécénat n’est pas mort. Merci à Cup Of ZI également pour la précieuse aide logistique.

Many thanks to the Sodico team for the invitation to exhibit my work at the ART3F contemporary art gallery.

Modigliani

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« Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton devoir réel est de sauver ton rêve… Je voudrais au contraire que ma vie soit comme un fleuve très riche qui coule avec joie sur la terre. »
A.Modigliani

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les mots

Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment, ils ont l’air de rien les mots, pas l’air de dangers bien sûr, plutôt de petits vents, de petits sons de bouche, ni chauds, ni froids, et facilement repris dès qu’ils arrivent par l’oreille par l’énorme ennui gris mou du cerveau. On ne se méfie pas d’eux des mots et le malheur arrive.
Des mots, il y en a des cachés parmi les autres, comme des cailloux. On les reconnaît pas spécialement et puis les voilà qui vous font trembler pourtant toute la vie qu’on possède, et tout entière, et dans son faible et dans son fort… C’est la panique alors… Une avalanche… On en reste là comme un pendu, au-dessus des émotions… C’est une tempête qui est arrivée, qui est passée, bien trop forte pour vous, si violente qu’on l’aurait jamais crue possible rien qu’avec des sentiments… Donc, on ne se méfie jamais assez des mots, c’est ma conclusion.
Voyage au bout de la nuit

Fresque Photo

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Preview d’une fresque photo

Petite preview d’une commande de fresque photographique, destinée à une librairie.

plus d’info en octobre.