Rouault.

rouault

Georges Rouault, la fille au miroir, 1907.

Je me souviens de mes premières rencontres avec eux, les divins émissaires.
Georges Rouault en est. Lui, il avait pénétré mon âme par capillarité. En aquarelliste. A la sauce nuit encre. Une noirceur qui chante la fierté des damnés, le p’tit sanctus de fausset que rien n’apaise. Plus possible de retourner dans sa cellule capitonnée d’évangiles quand on a touché à ce lavis là. Pas sans amertume. Et surtout pas sans béguin. Ce dardant qui à force ne demande plus grand chose. Et il en faut pour la peindre comme ça la loute au miroir. Comme Céline et sa Musine au bout de la nuit. On biche en foutu, ça caresse, ça déborde, ça flagelle. On sait pas comment l’affronter ce reflet dans le miroir, faut y mettre du courage pour s’y voir, l’œil en coulisse. Matons voir du fatalisme. Et puis il y a ce geste. La mimine qui s’en va réajuster la coquetterie là haut. La pudeur. Celle qu’on y met à la vie, sapée comme une valse slave. L’orchestre redémarre sans rien demander au lendemain, tout ira bien fait la toupie.

ZK

Ascenseur pour l’ échafaud

Il y en a des trucs comme ça, aux petits oignons, qui impriment le mou et qui ressurgissent une nuit au coin de la rue. Mais c’est d’une autre trempe. C’est passé dans la peau, et ça pique costaud. C’est là qu’on se les roule en écharpe les parties nobles, amor fati, les savates et la sauvagerie finiront la ballade.

ZK

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